Nous étions désormais dans la partie sauvage du Western
Australia. Au programme : beaucoup de kilomètres, très peu de villages,
mais surtout des plages par dizaines et des paysages à vous couper le souffle.
Nous avons commencé en douceur en allant faire un petit tour
du côté des Pinnacles, passage obligé pour les touristes. Ces grands blocs
entourés de dunes de sables blancs immenses sont eux-mêmes constitués de sable
et forment des grandes colonnes qui peuvent atteindre plusieurs mètres de
hauteur. Ce site sacré des aborigènes peut se parcourir en voiture et nous
voilà donc avec Wasa autour des ces grands morceaux de roches, il faisait beau
et chaud, une belle visite. Mais nous n’avons pas traîné et le soir, après
350km de route, nous nous sommes posés à Dongara pour la nuit.
Le lendemain, nous avons fait notre premier bain dans
l’Océan Indien, et dans une ville qui ne payait pas de mine ! Nous avions
roulé jusqu’à Geraldton, la dernière « ville » avant plusieurs
centaines de kilomètres. Geraldton, 19 000 habitants, quelques magasins,
un Macdo, un port, mais finalement rien d’intéressant et ça nous avait même
donné un peu le cafard. Nous repartons donc après notre baignade et en fin de
journée, nous nous arrêtons à Kalbarri.

Et là, l’enchantement a commencé le soir, sur la Gantheaume
Bay, où nous avons assisté à un des plus beaux couchers de soleil depuis le
début du périple. Jaune, orange, rouge vif, puis rose, le ciel est passé par
toutes les couleurs avant de laisser place à la nuit. Ce soir-là, nous avons
fait la connaissance d’un couple de français de Clermont-Ferrand, anciens
backpackers, qui passaient une deuxième année en Australie, mais installés à
Perth. Très vite, les discussions sur les différentes aventures vécues dans ce
vaste pays se sont installées pendant quelques heures…

Le lendemain matin, nous nous sommes levés à l’aube pour
aller visiter le Kalbarri National Park. Dans cette partie de l’Australie, la
plupart des parcs nationaux requièrent un droit d’entrée avec le véhicule de 11
dollars. Et la route pour y aller est bien souvent une piste de graviers,
sable, caillasses. 25km pour aller jusqu’aux gorges, une heure et demie pour
les faire, Wasabi a souffert et nous avons cru que nous n’allions jamais y
arriver !

Mais cette expédition valait le détour, quand nous sommes
arrivés au premier point de vue. Il me sera difficile de vous décrire la beauté
du paysage qui était extraordinaire. Des immenses falaises, de grandes gorges,
et le bush à perte de vue, le fleuve qui coulait tranquillement en contrebas,
nous étions tout simplement époustouflés. Au point de vue The Loop, nous avons
admiré la fenêtre naturelle qui donnait une vue d’ensemble sur les gorges et les
falaises. Je pense que nous aurions pu passer la journée à observer ce paysage,
ces décors si magnifiques qui resteront à jamais gravés dans notre mémoire. Ne
soyez pas étonnés si cela ne donne pas grand-chose en photo, il faut le voir
pour le croire !



La journée du lendemain s’est déroulée très tranquillement.
Nous étions à Monkey Mia, où nous avons espéré voir des dauphins de près, mais
nous ne les verrons que de loin… Nous avons ensuite passé la journée sur la
plage à Denham, à se baigner, à lire et à faire la sieste, des vraies
vacances ! Et comme on n’est jamais trop vieux, nous avons même bâti un
grand château de sable !



Nous étions à Shark Bay, où on peut espérer voir des requins
du haut d’une falaise, mais nous n’avons rien vu. Depuis Geraldton, le soleil
est au rendez-vous et il fait entre 35 et 40 degrés tous les jours. Les
villages que nous traversons comptent entre 1000 et 6000 habitants, la nature
est omniprésente, et les nuits sont douces. Nous passons nos journées en
maillot de bain, la vie est belle. Seul point négatif : il devient de plus
en plus difficile de trouver des lieux tranquilles et gratuits pour dormir.
Comme vous pouvez vous en douter, nous ne voulons pas aller dans des caravan
park, étant donné que nous sommes relativement autonomes avec Wasa. Hélas, dans
le Western Australia, les Rangers sont partout, et un soir, nous nous sommes
sèchement fait sermonner par l’un d’eux, alors que nous dormions sur une aire.
Et je peux vous dire qu’ici, ils ne rigolent pas, les Rangers et nous ne
faisions pas les fiers.